Depuis que j’ai 20 ans, je me dit que je suis trop vieux pour faire des trucs. Mais genre, n’importe quel truc : lire, écrire, faire du sport, apprendre à cuisiner, réviser tous les idéogrammes japonais, apprendre à coder, améliorer mon jeu à la gratte, apprendre à chanter, voyager, faire un blog, etc. Le souci c’est qu’il y en a que j’ai vraiment envie de faire. Cela dit comme je suis persuadé de toujours m’y prendre trop tard, je ne me lance qu’à moitié dans toute entreprise. Je m’emploie donc depuis plusieurs mois à me débarrasser de cette croyance, qui n’amène que frustrations et abandons. Même si j’avoue, parfois, elle revient me mettre un petit taquet derrière les oreilles, mais plus pour que je me remue les miches que pour me faire baisser les bras. 

Des années il en reste encore

Plus j’avance, et plus je me rend compte que le temps est la seule chose qui a de la valeur; la seule chose qui, une fois qu’on ne l’a plus, ne peux plus être récupérée. En bon être humain que je suis, il m’arrive (souvent) de remettre à plus tard. Et il m’arrive (tout aussi souvent), comme je l’expliquai en prologue, de ne rien faire en pensant qu’il est trop tard.

Or, point-de-vue théorie de développement personnel je commence à avoir de bonnes notions. Plus qu’en pratique en tous cas, mais j’y travaille. Je me rend bien compte qu’un raisonnement procrastinateur et/ou défaitiste amène un cercle vicieux dont il est dur de sortir. Déjà, remettre à demain ou penser qu’il est trop tard sont des erreurs qui nous lient, l’une au futur, et l’autre au passé. Or, comme on est de bons élèves en yoga et en méditation, on sait que la seule chose qui compte vraiment, c’est le maintenant.

Alors, c’est sûr, dit comme ça c’est facile et ça n’inspire pas grand-chose. Voudrait-on nous signifier par là qu’il ne faut penser ni à hier ni à demain? Loin de là. Bon courage en tous cas si tu veux essayer. Ce que je crois qu’il faut vraiment comprendre, c’est qu’en faisant de son mieux pour rendre son présent agréable, on est amené à corriger notre vision du passé, et éclairer celle du futur.

Quand on dit « il est trop tard pour faire telle ou telle chose » ou « je suis trop vieux pour commencer », on sous-entend qu’on a vécu dans l’erreur jusqu’ici, du moins que l’on n’a pas fait ce que l’on aurait dû faire. Cette culpabilité pèse sur nos épaules et nous empêche de nous sentir bien dans le présent. De la même manière, quand on remet sans cesse à plus tard, on s’interdit de profiter de l’instant présent, en plaçant les choses que l’on veut vraiment faire dans un avenir forcément incertain. En somme, passer à l’action dans le présent empêche de regretter le passé et de redouter le futur. Que du bonus quoi.

Ne me faites pas croire qu’il est trop tard

À côté de ça, il existe une autre vérité tout aussi parlante : la réalité est telle qu’on la pense. Je veux dire, si effectivement je pense que c’est trop tard pour commencer quelque chose, je me conditionne pour réagir de façon négative si jamais j’ose me lancer. La moindre difficulté se révélera obstacle infranchissable, preuve que j’ai raison, je suis trop vieux, je n’y arriverai jamais.

Les pensées, c’est vraiment quelque chose de très puissant et qu’il vaut mieux apprendre à contrôler. De plus, elles ont tendance à se fixer sur le négatif, par instinct de survie : on essaie inconsciemment de se préparer au pire pour éviter la douleur, physique ou morale. On accorde ainsi beaucoup plus d’importance et de poids à des événements négatifs qu’à des moments agréables.

Et à propos de ça, si jamais tu veux développer un peu plus les recherches sur ce sujet, un des principes de base de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) selon Anthony Robbins, consiste justement à se concentrer sur les bons souvenirs, à amplifier leurs sensations, et à réduire au maximum l’influence des mauvaises expériences. Je ne suis pas en mesure de détailler plus avant la méthode, parce que je suis en ce moment même en cours de lecture. Le bouquin est assez dense et complexe, mais il vaut le détour.

Une autre histoire

Une idée revient souvent quand on s’intéresse au développement personnel : celle des « systèmes de croyance ». Pour résumer, notre rapport au monde réel est filtré par toutes les croyances qui nous ont été inculquées, consciemment ou non, depuis notre naissance. Ce système de croyances définit notre personnalité; tout ce qu’on choisit de croire définit notre réalité. Ce qui m’intéresse dans cette approche, c’est la capacité qui nous est donnée de prendre le contrôle de notre vie. En somme, tu peux te donner les moyens de réussir en adoptant des croyances en harmonie avec tes objectifs.

Contrôler ses pensées pour modifier ses croyances dans le but de changer sa réalité, de vivre une autre histoire en somme, c’est l’idée que je voulais amener avec ce morceau.

Vous n’avez pas choisi de parler français. Vous n’avez pas choisi votre religion ni vos valeurs morales : elles étaient déjà là avant que vous ne soyez né. Nous n’avons jamais eu l’occasion de choisir ce que nous croyons ou non. Nous n’avons pas choisi la plus infime des choses à laquelle nous avons donné notre accord. Nous n’avons même pas choisi notre nom.

Don Miguel Ruiz – Les Quatre Accords Toltèques

L’univers soutient entièrement chacune de nos pensées et croyances. En d’autres termes, notre inconscient accepte tout ce que nous choisissons de croire. Cela signifie que ce que je pense de moi et de ma vie deviendra ma réalité. Et notre choix de pensées est illimité.

Louise L.Hay – Transformez votre vie

Ouvrages cités

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