Mon plus beau diplôme

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« Et si on simplifiait un peu tout le machin? »
Extrait d’un dialogue entre moi et moi-même, 25 juin 2016

À l’essentiel

Je parle beaucoup depuis le début de la nécessité de pouvoir jouer mes morceaux tout seul, en guitare/voix, aussi bien qu’en duo ou en groupe gnagnagnablablabla. Il y a quelques temps, une vérité toute neuve m’a frappé de plein fouet : à force de vouloir développer ma musique pour plusieurs formats, je ne me concentrais vraiment sur aucun. C’est-à-dire que je ne passais pas suffisamment de temps sur la version guitare/voix, et je passais environs 0 minutes par demie heure à chercher des musiciens pour les versions duo/groupe. Si tu fais le calcul, 0 minutes par demie heure, ça fait à peu près 0 minutes par heure. Donc si on développe ça nous donne du 0 heure par jour, 0 jour par semaine, 0 semaine par mois. Et 0 mois par an. On est donc assez proche du « jamais ». À une vache près hein, c’est pas une science exacte.

D’où, tu le vois venir, une nouvelle remise en question! *jingle spécial « remise en question »* Je m’étais bien activé un peu pour trouver des musiciens quelques semaines auparavant. Mais dans cette dernière phrase, le « un peu » pèse beaucoup plus que le « activé », si tu me suis… Cela dit, ce manque de motivation dans ma recherche m’a fait réaliser qu’en fait, ce que j’avais besoin de faire avant même de penser à réunir des musiciens, c’était de continuer à me développer moi-même, tout seul, en tant que musicien et artiste. Sans influence du monde extérieur, qui pourrait, certes, m’amener sur des voies auxquelles je n’aurais jamais pensé; mais très sincèrement, déjà tout seul j’ai du mal à m’en tenir à une seule voie et à la pousser à fond… Je m’enfonce donc un peu plus dans le développement personnel à travers la musique, en solo, et jusqu’à ce que je me débarrasse des plus grandes peurs qui me bloquent. Je passe beaucoup plus de temps sur l’essentiel, à savoir guitare/voix, et met totalement de côté le format groupe. On verra ça plus tard. Et c’est, à n’en pas douter, un mal pour un bien! D’où, par ailleurs, mon spam régulier (à peu près) sur Instagram depuis quelques temps.

Bref! Tout ça pour dire que, voilà, nouveau son!

Ah, et mon logiciel de MAO craqué a planté aussi, m’amenant à utiliser un logiciel gratuit, mais carrément plus limité (genre 8 pistes d’enregistrement maximum et 2 pistes d’effets seulement). Dans tous les cas, il fallait que je simplifie hahaha. Mais je le fais parce que je le veux avant tout, et pas parce que j’y suis forcé! En plus, ce logiciel, Ableton Live 9 Lite pour les curieux connoisseurs, est beaucoup plus agréable à manipuler par rapport à mes besoins en matière de logiciel MAO.

Ode à l’échec

C’était mon angle d’attaque pour ce morceau. Au fond, nos échecs sont des expériences des plus enrichissantes. Ce sont eux qui donnent de la valeur à nos réussites, et qui nous aident à nous définir. Ils nous forcent à nous remettre en question *jingle*, pour répondre à l’interrogation même de l’existence : « qui suis-je? ». J’ai raté mes partiels, suis-je vraiment fait pour continuer dans ces études? Je n’ai pas été accepté pour tel job, dans telle école, suis-je vraiment fait pour ça? Les réponses aux questions qui suivent un échec vont définir l’être que nous sommes. L’important, c’est de ne pas laisser l’échec nous définir. N’oublions pas que c’est au seuil de la mort qu’un saiyan devient plus fort. Eh oui! Il fallait quand même sortir de cette philosophie de comptoir en beauté!

Pour ma part, les échecs, je m’en suis fait une belle collection. Rois, fous, cavaliers, tours, un peu de lol, etc. Des études pas finies, des diplômes qui ont plus un goût de peut mieux faire que de vraies réussites, des projets morts-nés, ou pas nés du tout… Pendant assez longtemps, même si je m’employais au maximum à être optimiste et motivé, je me voyais plutôt comme un loser. Un bon raté avec un job pas voulu et qui devait être temporaire, mais qui dure jusqu’à la tant convoitée retraite. Mais depuis plusieurs années, je me bats contre cette vision de moi-même (faut faire gaffe avec les visualisations, sans qu’on s’en rende compte elles deviennent réalité) et emploie beaucoup d’énergie à en bâtir une plus positive, et qui correspond plus à ce que je veux. D’où ce blog, ces articles, cette musique, qui, bien que grandement irréguliers, sont des preuves matérielles (enfin, du coup numériques, mais on se comprend) que je suis sur la bonne voie. Ou en tous cas que je suis sur une voie, que cette voie me plaît et que j’avance.

Bon, dans ce morceau, il y a aussi un ras-le-bol latent du sacro-saint diplôme qu’on brandit à toutes les sauces et n’importe comment pour se définir et pour définir la réussite absolue. Mais j’ai une histoire conflictuelle avec les systèmes éducatifs, alors ça reste entre nous, d’acc?

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